Chas Laborde en ligne! [29/06/2009]Ouverture aujourd'hui du site CHAS LABORDE.
Peintre, graveur, illustrateur, reporter-dessinateur, né en 1886 à Buenos Aires et mort à Paris en 1941, Chas Laborde a contemplé le terrible XXe siècle de son œil doucement implacable et, selon Mac Ormlan, fixé « le désordre contemporain en des images conçues en prise directe sur les mouvements de la rue, des mouvements combinés à la fois secrets et publics. »
Ce site veut faire redécouvrir un artiste, à la vision aigue et lucide, qui englobe la vie dans tous ses aspects, beauté et laideur, idéal et vulgarité, comique et sinistre, un artiste blessé et révolté par l’hypocrisie bourgeoise, le conformisme, la vénalité et la férocité des hommes, qui trouve un réconfort fugace dans la sensualité des filles et l’innocence des enfants.
Plus d'infos : http://www.chaslaborde.com/ haut de page | Chas-Laborde sur Radio Libertaire. [26/06/2009]L'émission Bibliomanie du 25 juin 2009 sur Radio-Libertaire accueillait Nelly Feuerhahn et Annie Duprat à l’occasion du 29e numéro de la revue Humoresques.
Allez sur le site http://media.radio-libertaire.org/.
Vous cliquez alors sur "grille des émissions / récupérer une émission en
ligne". Vous avez alors la grille des programmes et cliquez sur Bibliomanie en choisissant l'icône que vous voulez, par exemple "écouter".
L'émission est en ligne, précédée de quelques minutes de la précédente. On discute de Humoresques vers 55' et de Chas Laborde vers 1 :15 :00.
Plus d'infos : http://media.radio-libertaire.org/ haut de page | L'éternel retour du cahier à dessins... [25/06/2009]Nous avons pu toucher, feuilleter, soupeser le fameux carnet de dessins qu'un libraire promène de salon en salon.
Il était cette fois en vitrine place Saint Sulpice. Le libraire croit y voir les croquis d'un voyage fait en Angleterre puis dans le sud-ouest de la France après la première guerre mondiale, alors qu'ils ont sans doute été réalisés en 1905, alors que Chas n'avait pas vingt ans. Ce même libraire assure que Chas "aux débuts des années vingt,(...) publie ses premiers dessins dans les journaux Le Rire Rouge et La Baionnette", quand le premier dessin publié de Laborde, dans Le Rire, date de 1900, et que Le Rire Rouge cesse de paraître en 1918, et La Baïonnette en avril 1920.
Ce carnet était aujourd'hui proposé à la vente au prix de 6000 euros sur le site du libraire, 7000 sur le stand de Saint Sulpice et 13000 sur un site d'enchères. haut de page | La négresse, le Sacré-Coeur et Gus Bofa. [22/06/2009]La NRF réédite le roman à clefs d'André Salmon, La Négresse du Sacré-Coeur, où apparaissent, entre autres, Max Jacob, Picasso et Pierre Mac Orlan.
Avec l'ajout d'une postface inédite de l'auteur, qui comporte quelques lignes à propos de Gus Bofa : "C'est Gus Bofa qui, en fondant le Salon de l'Araignée, dont l'existence fut courte mais féconde, réussit de renouveler complètement l'édition du livre de luxe. Les éditeurs s'adressèrent tous aux artistes exposants du salon de l'Araignée, artistes tout de bon, auxquels ils n'avaient pas pris garde, aussi longtemps que les garçons, mis en belle et bonne place par Gus Bofa, s'étaient contentés de se perdre dans la vulgaire cohue du Salon des Humoristes, car ils s'étaient méconnus eux-mêmes, de dignimont à Falké. Ils se résignaient à ce que Baudelaire définissait : "la morne caricature." Il faut bien vivre mais l'on risque toujours de succomber au métier."
haut de page | La belle édition... [18/06/2009]Saluons l'initiative de Claire Giovanangeli-Taoussi et du Musée des arts et métiers du Livre de Montolieu qui ont créé une exposition permanente du fonds de bibliophilie FRANCOIS BERNOUARD et publié un très joli catalogue en forme de morceaux choisis.
Cette part du patrimoine artistique français que représente Bernouard, typographe, imprimeur, éditeur, et qui s'incarne dans l'édition d'art des années 1910-1930, demeure aujourd'hui ignorée, sinon méprisée, jetée aux poubelles de l'Histoire avec l'Art Déco.
Une nouvelle génération, formée à l'art graphique grâce à la bande dessinée, semble découvrir et apprécier à leur juste valeur que leurs aînés, trop paresseux et routiniers, n'ont pas su comprendre.
"Au demeurant", écrivait Apollinaire, " François Bernouard est frivole à souhait, ce qui la seule façon moderne d'être sérieux." Plus d'infos : http://www.montolieu-livre.fr/le-musee haut de page | L'affaire du mystérieux carnet de dessins... [18/06/2009]Suite (et fin?) du feuilleton.
Rappelons les épisodes précédents : un libraire met en vente un carnet de croquis du jeune Chas Laborde, réalisé sans doute vers 1905 (et non au début des années 20 comme le croit l'excellent professionnel) au prix de 13.000 € sur un site de vente aux enchères et, simultanément, au prix de 9.000 € sur le site de sa librairie.
Quinze jours plus tard, le libraire ne demande plus pour ce carnet que 6.000 € sur son site. Prix tiré sans doute à pile ou face.
Et voilà que nous retrouvons ce fameux carnet dans une vitrine d'un Salon du Livre avec, pour l'occasion, un prix remonté à 7000 €. Le mystère s'épaissit...
haut de page | Nos amis les marchands... [18/06/2009]Et voilà qu'arrive par courriel ce message d'un quidam qui ne nous a pas été présenté:
"Nous sommes une maison de ventes aux enchères située sur les Champs-Elysées. Notre département de bandes dessinées est leader dans ce secteur depuis plus de 3 ans. Nous préparons actuellement avec [ici le nom d'un auteur de bande dessinée fameux] un catalogue qui sera suivi d’une exposition puis d’une vente aux enchères. (...) [ici le nom d'un auteur de bande dessinée fameux] souhaiterait présenter dans ce catalogue, puis en vente, quelques dessins originaux de Gus Bofa. Le principe est le suivant : Nous avons donné à [ici le nom d'un auteur de bande dessinée fameux] la direction éditoriale d’un catalogue de vente. Il est chargé d’inviter et de présenter l’ensemble des auteurs et artistes qu’il apprécie et qui l’ont influencé dans son travail. Ce panorama très complet comprend notamment Pascin, Tillieux, Bilal, Sempé, Crumb, Herriman, Ruppert et Mulot, Munoz ou encore Franquin. Gus Bofa est l’un de ses modèles. Il souhaiterait donc à ce titre en présenter quelques œuvres. Il nous a donc demandé de faire appel à vous afin de savoir si vous accepteriez de présenter en vente quelques illustrations de Gus Bofa. En cas d’accord de votre part, je suis à votre entière disposition afin de vous expliquer plus précisément les conditions de vente et vous mettre en relation directe avec [ici le nom d'un auteur de bande dessinée fameux] pour discuter avec lui du choix des planches."
Eh bien...
Il va être évidemment assez difficile de se réunir avec [ici le nom d'un auteur de bande dessinée fameux] pour choisir des "planches" de Gus Bofa, celui-ci n'ayant guère fait de bandes dessinées.
Et puis, je vois mal le lien qui peut unir Pascin et Ruppert & Mulot, Bilal et Bofa, Herrimann et Tillieux. Il est vrai que dans notre univers post-moderne tout est dans tout et réciproquement.
Le plus déplaisant demeure d'être démarché par une maison marchande, même située sur les Champs-Elysées et dont le "département de bandes dessinées est leader dans ce secteur depuis plus de 3 ans" (ce qui m'émeut assez peu à vrai dire...), qui semble certaine que tout un chacun partage le même idéal mercantile qu'elle.
Ce mercantilisme se déploie dans toute sa gloire dorée avec l'idée de donner "la direction éditoriale d’un catalogue de vente" à [ici le nom d'un auteur de bande dessinée fameux].
Je ne sais si [ici le nom d'un auteur de bande dessinée fameux] est vraiment impliqué dans ce démarchage misérable; je souhaite que non. Mais il me semblerait assez présomptueux de sa part d'arguer de sa renommée pour demander à des personnes qu'il ne connait pas "de présenter en vente quelques illustrations de Bofa." haut de page | A voir en peinture... [17/06/2009]Le 9ème Monde publie GOUACHES de Peyraud, une suite de portraits de femmes, élégants et mélancoliques.
Un livre à lire en écoutant Getz/Gilberto et en laissant la voix d'Astrud Gilberto et le trait de Peyraud vous emmener très loin...
Format 12 x 16 cm ; 32 pages couleurs ; broché ; 8 euros. Une belle image est offerte à ceux qui achèteront l'album à La Comête de Carthage. Plus d'infos : http://lacometedecarthage.blogspot.com/ haut de page | Appel au peuple... [16/06/2009]Jeudi 18 juin, plutôt que d'essayer de capter la BBC sur votre vieux poste à galène, précipitez-vous chez PHILIPPE LE LIBRAIRE y rencontrer LOLMEDE qui dédicacera son dernier livre, et tout ce qui lui tombera sous le stylo, jusque et y compris, promet-il, "les fesses de votre copine".
Les belles callypiges sont donc conviées à se rendre 32 rue des Vinaigriers, à Paris, le 18 juin, à partir de 18h et jusqu'à plus d'heure (21h en fait). Plus d'infos : http://www.lewub.com/lolmede/ haut de page | L'Education Nationale lave plus blanc! [15/06/2009]Un document à l'usage des enseignants et diffusé depuis quelques années sur le web utilise l'affiche SODEX de Gus Bofa à des fins pédagogiques.
Ce texte mérite par l'absence totale d'humour qu'il révèle et les hypothèses aventureuses qu'il propose, d'être cité : "Une affiche publicitaire (courant dans une époque sans télévision) pour un savon mettant en scène des noirs(colonisés) au moment (1910) où l’empire colonial français est très étendu, particulièrement en Afrique Noire. L’illustrateur (Gus Bofa) nous donne ainsi l’idée que la société française se fait des noirs au début du XIX° siècle. Ces enfants noirs sont très STEREOTYPES (lèvres épaisses, noirceur total de la petite fille). La petite fille est vêtue d’un robe à tissu rayé, or à l’époque les rayures évoquent les esclaves ou les prisonniers). Ils sont utilisés dans une publicité pour un savon qui en EXAGERE l’efficacité puisque son pouvoir de blancheur est tel que l’enfant noir ressort blanc du baquet ! Mais ce jeune garçon, même heureux de devenir blanc (il sourit largement) n’en reste pas moins un noir car ses cheveux restent crépus et ses traits caractéristiques. Cela montre l’IMAGE d’un NOIR imitant le blanc… sans y réussir. (...)Cette vision justifie la colonisation en donnant bonne conscience aux français (et aux européens) censés apporter les bienfaits de la civilisation (le savon!) aux indigènes."
Notons la confusion du pédagogue qui pense que l'année 1910 se situe "au début du XIX° siècle"! Saluons sa découverte bouleversante : les affiches publicitaires sont courantes à une époque sans télévision!Passons sur le fait que, se penchant sur une image, il ne se donne pas la peine de s'interroger sur son auteur et ne regarde pas non plus cette image, se contentant d'y plaquer une grille de lecture toute prête ( non, les rayures de la robe de la fillette ne renvoient ni au bagnards, ni aux esclaves! Et le portrait de ces deux enfants par Bofa est beaucoup moins stéréotypé que certains dessins de Cabu).
Le plus désolant est que cette analyse-type est reprise paresseusement par d'autres sites, lycéens et universitaires, sous le titre affriolant Image de propagande : publicité, vers 1910, présentant ainsi Gus Bofa comme le créateur d'une "image raciale du monde dans lequel les noirs restent peu connus sinon comme des gens quasi « sauvages » et rêvant, sans y parvenir, d’imiter le blanc."
Amusant quand on sait que le dessinateur était un adversaire de l'expansion coloniale! haut de page |
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